French Carcan


L’Empire to pire by titifoso
22/04/2011, 10:29
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Retrouvons le parler viril et l’érudition iconoclaste de l’impayable Môssieur Lugan, ici dans un brillant abrégé de la Colonisation à la française, fille des Lumières, pensée par des hommes de gauche, faite par des hommes de droite, et piégée par ses propres ferments idéologiques : universalisme hugolien, messianisme républicain et chimères assimilationnistes…
Des pudeurs que n’ont pas eues les Britanniques.

(Lire la suite…)



De Vercingetorix à Sarkozy by Yann
13/02/2011, 21:00
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François ASSELINEAU nous propose une passionnante quoique très personnelle conférence sur 1500 ans d’histoire de France. Selon le conférencier, les mêmes lignes de force et les mêmes embuches se seraient perpétuées sous tous les régimes et malgré toutes les révolutions.

Merci à Lucinthesky33



Fallait pas by Yann
01/07/2010, 06:12
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Discours d’investiture du premier ministre Pierre Bérégovoy prononcé le 08 avril 1992. Un discours annonçant un mandat axé sur la lutte contre la corruption parlementaire, une attitude pour le moins inconvenante, parle-t-on de corde dans la maison d’un pendu ?



Anatomie du féminisme by Yann
08/05/2010, 07:20
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Conférence édifiante donnée par Stéphane Blanchonnet, le 19 février 2010, dans les “luxueux” locaux d’Action française.

Et… Vive le Roi, cousin !



Le communisme d’avant la France d’après by Yann
06/04/2010, 01:13
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Mélancolie Française by Yann
04/03/2010, 17:40
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Notre ami Guillaume Durand recevait Eric Zemmour sur Radio Classique le mercredi 3 mars pour évoquer le dernier bouquin du polémiste.

Dans ce nouvel essai, il s’attaque au roman national Français. La France poursuit selon lui un rêve et une ambition impériale ; l’héritière de Rome, c’est elle. Elle croit toucher au but sous Louis XIV, après Austerlitz, en 1918, mais à chaque fois un croc-en-jambe anglais la fait chuter.

Eric Zemmour écrit une histoire personnelle de l’identité française. On y retrouve l’ironie, le goût du paradoxe mais aussi les analyses documentées d’un honnête patriote. Jusque dans le dernier chapitre, consacré à la France d’aujourd’hui, qui fera beaucoup parler.



Une libération tolérante, ouverte et métissée by Yann
06/06/2009, 04:30
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Sur French Carcan on fait comme les autres, on commémore le débarquement…

Rappel historique des viols de masse commis sur notre sol par l’armée hétéroclite de notre ami Américain, lors de la campagne dite de “libération”. Une situation encore plus abominable en Allemagne, pays vaincu :

PART I

PART II



Not’ bon roi Henri ! by Yann
04/04/2009, 11:39
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Henri IV, né Henri de Bourbon (13 décembre 1553 à Pau – 14 mai 1610 à Paris) fut roi de Navarre (Henri III de Navarre, 1572-1610) puis roi de France (1589-1610), premier souverain français de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne.

Contemporain d’un siècle ravagé par les guerres de religion, il y fut d’abord lourdement impliqué en tant que prince de sang et chef protestant avant d’accéder au trône de France. Pour être accepté comme roi, il se convertit au catholicisme, et signa l’Édit de Nantes, le premier traité de paix autorisant la liberté de culte pour les protestants, qui mit fin pendant deux décennies aux guerres de religion. Il fut assassiné le 14 mai 1610 par un fanatique, François Ravaillac, rue de la Ferronnerie à Paris.



Charlemagne finit d’épuiser les espoirs arabes by Yann
14/02/2009, 10:41
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778 : Charlemagne poursuit la traque des envahisseurs musulmans initiée quelques décennies plus tôt par Pépin le Bref et son glorieux bâtard Charles Martel, un épisode abordé ici il y a peu.

Illustration - L'armée de Charlemagne - FrenchGallery

Pendant une grande partie de son règne, Charlemagne adopta une stratégie essentiellement défensive à l’égard des arabes d’Espagne. Les murailles des vieilles villes romaines comme Narbonne et Toulouse furent renforcées et, dans l’ensemble, le roi se contenta de défendre l’Aquitaine contre d’eventuelles incursions qui avaient été si fréquentes sous Pépin le Bref. Mais au printemps de 778, les luttes intestines qui minaient la domination islamique en Espagne paraissaient offrir l’occasion rêvée pour une intervention offensive dans ce pays. Charlemagne renonça à un voyage à Rome dont il avait convenu avec le Pape et organisa une expédition au-delà des Pyrénées pour taquiner l’infidèle. Portrait - Charlemagne - Albrecht Dürer - FrenchGallery
Charles écrivit au Saint Père pour lui annoncer que les arabes menaçaient à long terme d’envahir son royaume et qu’il partait les combattre à titre préventif n’oubliant pas de promettre de venger les souffrances des Chrétiens d’Espagne soumis au “joug très cruel des sarrasins”. Le Saint-Père répondit en formulant le voeu qu’un ange envoyé par Dieu précède l’armée Franque dans sa campagne contre les infidèles.

Pour traverser les Pyrénées, le roi conçut, selon son habitude, une manoeuvre en tenaille : il commanderait personnellement son armée à travers le Pays basque, tandis qu’une seconde armée franchirait les cols situés plus à l’est. Les deux armées se réunirent sous les murs de Saragosse, mais comme le potentat musulman local refusait de livrer la ville, Qârlo (comme l’appelle les chroniqueurs arabes) mit le siège devant la ville.

Le 15 août 778 dans les gorges luxuriantes des Pyrénées, l’arrière-garde Franque prise par surprise à la faveur de la nuit par les mahométans, se voit ainsi exterminée. Eginhard (chroniqueur du règne de Charlemagne) rapporte qu’Anselme, comte du Palais, Eggihard, sénéchal du roi, et Roland, comte de la marche de Bretagne, périrent dans cette effroyable massacre.
Malgré cette déroute d’une nuit, subi par les Vascons de Roland à Roncevaux, Charlemagne ne remportera que des victoires sur les sarrasins et réussit à conquérir toute la Catalogne. Ce fameux “Hruodlandus” (Roland), mentionné dans quelques documents comme étant le neveu du roi, était destiné à devenir un des héros littéraire les plus célèbres de l’Occident. C’est en effet le protagoniste de “La Chanson de Roland”, tombé selon la légende, dans une embuscade fomentée par son oncle Ganelon, non sans avoir fait un grand et beau massacre de païens. Mais, c’est une toute autre histoire…

ALESSANDRO BARBERO dans LHDF



L’arrivée de Louis-Philippe by Yann
12/02/2009, 17:23
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LA VERITE N’EST PAS BONNE A DIRE

Illustration - Honoré Daumier - Filouchippe (Louis-Philippe) - FrenchGallery

Ce jour-là. Elie Viard sait ce qu’il en coûte de clamer certaines vérités : il est condamné par la cour d’assises de Douai à quinze jours de prison et 100 Francs d’amende (somme rondelette pour l’époque). Quel est le crime de cet ouvrier ? Il a été accusé d’injures et d’outrage envers le roi des Français et d’avoir arboré des “symboles propres à troubler la paix publique”. Ces dangereux symboles (un drapeau blanc) que Viard avait installé bien en évidence sur la façade de sa maison, car il est légitimiste. Quand aux “injures et outrages”, ils sont constitués par la proclamation faite par l’ouvrier à qui voulait l’entendre que le roi Louis-Philippe était “une canaille, un jean-foutre, un usurpateur et un brigand”.

Pourquoi une telle sortie ? A vrai dire, elle était fort justifiée. Par les conditions dans lesquelles Louis-Philippe est arrivé au pouvoir. Et par le régime qu’il a mis en place. Il avait de qui tenir. Il était en effet fils de ce duc d’Orléans qui, par goût du lucre, transforma le Palais Royal et ses jardins en lupanar avant d’en faire le centre de l’agitation révolutionnaire. Grand maïtre du Grand Orient, devenu “Philippe-Egalité”, siégeant à la Convention au côté de Robespierre, il vota la mort de Louis XVI.

Tel père tel fils. Celui-ci, qui avait appartenu au club des Jacobins, s’appuya à partir de 1817 sur des hommes d’affaires pour préparer la révolution de 1830 : il réunissait chez lui, au Palais-Royal, des gens capables de financer l’opposition à Charles X (le roi légitime). Parmi eux joua un rôle particulier le banquier et député libéral Laffitte : “Lorsque se produisent les événements insurrectionnels de juillet 1830, le sort de la dynastie se décide chez le banquier Laffitte, chez qui se réunissent, entres autres, Adolphe Thiers et La Fayette” (Histoire de France, Perrin 1983). C’était le 29 juillet 1830. Deux jours plus tard, Laffitte entraïne un groupe de députés pour conduire Louis-Philippe à l’Hotel de Ville, où il reçoit le titre de lieutenant général du royaume, puis la couronne.

L’OMBRE DES ROTHSCHILD

Illustration -1902 - Francis Kupka - Liberté - FrenchGallery
En novembre, Laffitte devient logiquement ministre des Finances et président du Conseil. Il est remplaçé en mars 1831 par un autre banquier, Casimir-Périer, auparavant président de la Chambre des députés.
Apparaissant beaucoup moins sur le devant de scène, une vieille connaissance de Casimir-Périer, joue un rôle important dans l’installation du régime louis-philippard, qui est le triomphe de la haute bourgeoisie fortunée. Il s’agit de James de Rothschild (ça n’etonnera personne). “Celui-ci jouissait d’une situation de premier plan à la cour du roi Louis-Philippe, son obligé. Outre des services d’argent consentis aux Orléans sous la Restauration, le banquier avait puissamment aidé à consolider la Monarchie de Juillet” (Henry Coston, Les financiers qui mènent le monde, 1955). En liaison avec ses frères Salomon, installé à Vienne, Nathan installé à Londres et Charles, chargé de graisser des pattes au Vatican, James de Rothschild met en pratique la recommandation du célèbre Guizot, ministre de l’intérieur (et véritable colonne vertébrale idéologique de la politique louis-philipparde) : “Enrichissez-vous !”
Portrait - Francois Guizot - FrenchGallery
L’enrichissement bourgeois passe par l’appauvrissement des salariés. Les canuts Lyonnais (ouvriers tisserands) voient le niveau moyen de leurs salaires diminué de moitié par rapport à ce qu’il était sous l’Empire. Gagnant à peine 30 sous par jour pour 18 heures de travail, le canut et sa famille vivent dans le dénuement. Bien entendu, dans le régime électoral mis en place pour limiter le droit de vote aux seuls citoyens fortunés, il est écarté de la vie politique officielle. En octobre 1831, les canuts se soulèvent. Les bourgeois lyonnais, estimant que les ouvriers “se sont créé des besoins factices”, demandent au gouvernement de réprimer le mouvement. L’appel est entendu : une répression sanglante s’abat sur les canuts lyonnais. Casimir-Périer déclare : “Il faut que les ouvriers sachent bien qu’il n’y a de remède pour eux que la patience et la résignation.” Une nouvelle insurrection, en 1834, est réprimée elle aussi sans pitié.

L’ouvrier Elie Viard avait quelques bonnes raisons de traiter Louis-Philippe de “canaille”. Un terme qui serait bien adapté, aujourd’hui, à certains personnages faisant leur numéro sous les ors de la République.

PIERRE VIAL de RIVAROL



La bataille de Poitiers by Yann
11/02/2009, 10:17
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25 OCTOBRE 732 : CHARLES MARTEL DEFAIT LES ARABES A POITIERS

Illustration - Bruegel l'Ancien - Détail du suicide de Saül - FrenchGallery

Chez les auteurs latins des VIIIe et IXe siècles, les sources sont assez nombreuses, proches de l’évènement, et exceptionnellement détaillées pour l’époque. Ceci signale que, dès le VIIIe siècle, la bataille de Poitiers a du être considérée comme fort importante. On peut citer Bède le Vénérable en 735, la chronique de Moissac ainsi que les Annales de Metz qui mentionnent l’événement, rappelant que “Charles combattit les Sarrasins un samedi du mois d’octobre”. Le seul récit détaillé se lit dans la Chronique mozarabe, au milieu du VIIIe siècle, dans lequel l’auteur, un anonyme chrétien de Cordoue, raconte la bataille de 732 et donne pour cause de la défaite, des dissensions au sein des Maures. Le récit de la bataille de Poitiers se situe entre les défaites arabes de Toulouse (721) et de Narbonne (737).

Les chroniques arabes sont peu nombreuses (compréhensible). Il faut citer Abd al-Hakam (861) et des chroniques andalouses. Les trois expéditions de 721 devant Toulouse, 732 et 737 devant Narbonne apparaissent comme des défaites. Les allusions arabes à cette bataille sont très sèches et précisent simplement que Abd al-Rahman et ses compagnons “ont connu le martyre”.

Au début du VIIIe siècle, les musulmans d’Afrique du Nord sont en pleine période de conquêtes : outre l’Espagne et la Septimanie, ils débarquent et annexent la Sicile en 720, la Sardaigne, la Corse et les Baléares en 724.

Les gouverneurs à la tête de la Septimanie lancent alors des expéditions ponctuelles en Gaule pour s’emparer de butins. Le duc franc d’Aquitaine Eudes se retrouve en première ligne. En 721, il parvient à leur faire lever le siège de Toulouse. Mais quelques années plus tard, il s’allie à un chef musulman, un certain Munuza. Celui-ci tente de se constituer une principauté indépendante en Cerdagne mais son maître Abd el Rahman, nommé gouverneur de Cordoue en 730, ne l’entend pas ainsi. Il dirige une expédition punitive contre Munuza, qui est battu et tué. Le gouverneur omeyyade de l’Espagne s’attaque aussi à Eudes d’Aquitaine, le soutien du rebelle. Il s’enfonce donc à l’intérieur des terres franques.

Au nord de la Loire, le maire du palais Charles Martel rassemble sous son autorité les royaumes francs, et bat Rainfroy, allié d’Eudes. Il lance également une expédition pour soumettre l’Aquitaine l’année précédant la bataille de Poitiers : Eudes se retrouve donc pris entre deux feux.

Illustration - Paysage de Poitiers - FrenchGallery

Menée par le gouverneur arabe Abd el Rahman ibn Abd Allah al-Rhafiqi, l’expédition lancée sur la Gaule est constituée de Maures et autres Berbères. Tous tendent au même objectif, la propagation de la nouvelle religion. Les chroniques mozarabes distinguent entre Sarrasins, Arabes venus d’Arabie et Syriens, plus anciennement islamisés, et les Maures, venus d’Afrique du Nord. Le nombre élevé de berbères parmi les conquérants musulmans explique que ces derniers furent aussi globalement désignés sous le terme de Maures. Cette armée était donc très disparate. De plus, ces soldats (probablement au nombre de 30 000 avaient avec eux leurs familles (une sorte de regroupement familial avant la lettre).

Après une vertigineuse défaite devant Toulouse, Abd el Rahman lance un nouveau raid, mais en passant à l’ouest des Pyrénées : il envahit l’Aquitaine et razzie le pays. Abd el Rahman continue son avancée, marche sur Poitiers, pille et incendie l’abbaye Saint-Hilaire. Il se dirige ensuite vers Tours, dans l’intention de piller l’abbaye Saint-Martin-de-Tours. Cependant, Charles Martel marche vers Tours après avoir réuni une armée de fiers fantassins Francs. Pour les historiens chrétiens, c’est pour défendre le sanctuaire de Tours que Charles Martel entre en guerre, c’est pourquoi, à partir du XVIe siècle, cette bataille est aussi appelée bataille de Tours. Il décide d’attendre que les Sarrasins soient lourdement chargés de butin pour les attaquer.

Les sources concordent pour placer la rencontre sur le territoire de la cité de Poitiers, donc dans le Nord du Poitou. Le nom arabe de la bataille, “Chaussée des Martyrs”, permet de la préciser et de la situer sur l’ancienne voie romaine entre Poitiers et Tours, et donc sur la rive droite du Clain. Tous les historiens sont d’accord pour ne pas la situer à proximité immédiate de Poitiers, car la forêt de Moulière aurait gêné les cavaliers arabes. Une partie des historiens place l’emplacement de la bataille à proximité du hameau de Moussais (renommé depuis lors Moussais-la-Bataille), sur l’actuelle commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Châtellerault et Poitiers. D’autres historiens comme André-Roger Voisin préfèrent la situer près de Ballan-Miré sur les landes de Charlemagne en raison des armes qui y ont été retrouvées.

Les nombreux détails donnés par les chroniqueurs permettent de la dater avec précision : selon les chroniqueurs européens, elle a eu lieu un samedi du mois d’octobre. Selon les chroniqueurs arabes, elle a eu lieu au début du mois de ramadan 114, soit après le 23 octobre 732. Le premier samedi est le 25, ce qui place donc la bataille le 25 octobre 732. Quelques historiens préfèrent placer la bataille de Poitiers l’année suivant le pillage de Bordeaux, l’étendue de territoire à conquérir depuis les Pyrénées leur semblant trop vaste : cependant, actuellement, on considère qu’il s’agit d’expéditions de razzia, et couvrir la distance entre les Pyrénées et la Vienne en moins de quatre mois semble raisonnable.

Pendant une semaine, des escarmouches se dessinent, aux confins du Poitou et de la Touraine. Une fois ces douces et plaisantes entrées en matière consommées, l’affrontement décisif a lieu, sur deux jours. Abd el Rahman lance sa cavalerie sur les Francs. Ceux-ci, formés en palissade « comme un mur immobile, l’épée au poing et tel un rempart de glace », les lances pointées en avant des boucliers, attendent le choc. Il semble que l’image ait quelque chose de juste dans la mesure où c’est bien la solidité des lignes Franques qui impressionna les troupes arabo-berbères. La mêlée s’engage et les Francs parviennent à faire refluer leurs opposants. Mais ceux-ci n’ont pas l’occasion d’attaquer une seconde fois car de son coté Eudes prend l’ennemi à revers et se jette sur le camp musulman. Croyant leur butin et leurs familles menacés, les combattants Maures regagnent leur campement. Ils subissent de lourdes pertes et Abd el Rahman est tué.Portrait - Charles Martel refroidissant Abd el Rahman - FrenchGallery
Le lendemain, au point du jour, Charles donne l’ordre d’attaquer, mais le camp est vide, les musulmans se sont enfuis piteusement dans la nuit délaissant femmes et butin. C’est donc une victoire par « forfait ». Selon une légende locale à la région du Haut Quercy, Abd el Rahman n’aurait pas été tué à la bataille de Poitiers mais aurait simplement reflué vers ses bases arrières de Narbonne. Poursuivi par les troupes Franques de Charles Martel, il aurait été tué et son armée exterminée lors d’une bataille livrée à Loupchat au pied de la falaise du Sangou, dans le Lot, en 733. L’Hôtel de ville de la commune de Martel aurait été construit sur le lieu même de la bataille. Charles fut alors acclamé sous le nom de Martel : « marteau des infidèles ».

Cette victoire marque le terme de l’expansion mahométane médiévale en Occident. Fort de sa victoire, Charles s’empare de Bordeaux et met un pied en Aquitaine, il intervient dans la vallée du Rhône et en Provence les années suivantes, où il soumet le patrice Mauronte (737), allié des Sarrasins. Il bat à nouveau ceux-ci au sud de Narbonne, sur les bords de la Berre, la même année. Ainsi, la victoire de Poitiers entraîne non pas le départ définitif des musulmans, mais l’intervention systématique des Francs, seuls capables de s’opposer à eux, ruine définitivement leurs espoirs d’expansion.

Si l’expansion musulmane est stoppée, les raids musulmans continuent pendant plusieurs décennies. Ainsi, Charlemagne bat vers 800, à la bataille du bois des Héros (en Saintonge), une armée musulmane qui razziait le pays.




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